Mercredi 24 septembre 2008
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Le 11 septembre, dix-sept plaintes étaient déposées à la suite de dégradations commises à Marquion,
dans la nuit. Deux jeunes d'une vingtaine d'années ont été condamnés, chacun, hier, par le tribunal correctionnel. L'un d'eux a été placé sous mandat de dépôt. Julien Darcy avait déjà commis des
dégradations le 18 mai. Le 29 mai, celui qui se définit comme un révolté avait menacé une connaissance avec un couteau. Ce jeune homme a un problème avec l'autorité. Et c'est un euphémisme. Il
n'hésite pas à faire un « doigt d'honneur » aux gendarmes. De plus, il a l'esprit vengeur. Dans la soirée du 11 septembre, il s'est lâché : treize maisons taguées ! Des dégradations au collège, à
la mairie, et même sur le mur de la brigade de gendarmerie : « mort aux Keufs ! ». Le mur du logement de fonction d'un gendarme a aussi été tagué, comme des vitrines, des panneaux de signalisation.
Une sacrée virée qu'il fit, accompagné de son copain, Fabien Dugoguet. Ce dernier aura été jusqu'à oser taguer une croix gammée sur un mur ainsi que les initiales WP (comme « White Power »), « des
tags à connotation raciste », souligna la substitut Bozzolo. Mais le jeune est bien embêté pour expliquer la signification et la portée de ces deux tags. « Je ne suis pas raciste », a-t-il pourtant
cru bon de préciser. Lui, il reconnaît aussi quelques tags « puérils », ainsi que les qualifie son défenseur, Me Prud'homme, par lesquels il clame son amour pour sa copine . Revenons à Julien
Darcy. Ses tags sont des insultes pour la soeur de celui qu'il avait agressé avec un couteau et qui avait déposé plainte contre lui. « Cela dure depuis un moment. Il y a une quinzaine de jeunes qui
mettent le village dans un climat d'insécurité. Ils n'en sont qu'une partie », évoque la seule des parties civiles, présente au tribunal, hier. Julien Darcy a été condamné à huit mois de prison,
dont six avec sursis. Il sera maintenu en détention « pour éviter d'autres représailles ». Son comparse, Fabien Dugoguet, est condamné à quatre mois de prison, dont deux assortis du sursis. Il
devra effectuer un stage citoyen, chercher du travail ou une formation, indemniser les victimes... Pour manque d'éléments de preuve, les deux jeunes sont relaxés d'outrage à autorité de la force
publique, ainsi que de la responsabilité des tags sur les murs de la gendarmerie. Qui ne sont pas apparus par l'opération du Saint-Esprit... • N. A.
Par redskinhead59
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